Promenade au Parc de l’Orangerie Ă  Strasbourg

par | Mis Ă  jour le 23/01/2024 | Avec les enfants, Parcs et jardins, Strasbourg | 2 commentaires

Il paraitrait que le Parc de l’Orangerie est le parc public prĂ©fĂ©rĂ© des Strasbourgeois… AssurĂ©ment le plus grand – il s’étend sur plus de 26 hectares – le plus ancien et le plus Ă©lĂ©gant. Pour beaucoup, il rime avec petite balade digestive et dominicale, souvent en famille. Il est aussi connu pour ses cigognes en libertĂ© et son spectacle printanier, la floraison des magnolias et des cerisiers japonais.

Où se situe le Parc de l’Orangerie ?

Le Parc de l’Orangerie se situe au nord-est de la capitale alsacienne dans le quartier bourgeois qui porte le même nom, l’Orangerie. Bordé d’un côté par l’Ill, c’est aussi le fier voisin du Conseil de l’Europe. Pour y accéder, vous pouvez prendre le tram (Ligne E, arrêt Droits de l’Homme) mais enfourchez plutôt un Vel’hop, je vous recommande vraiment la balade à vélo. Par le quai Mullenheim en provenance du centre-ville, puis prolongez le circuit jusqu’au quartier du Wacken, vous pourrez voir au passage le Parlement Européen et le siège de la chaîne TV Arte.

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Si vous démarrez côté quartiers Neudorf /Esplanade, prenez la piste cyclable qui longe le quai des Belges et de la rue du général Conrad, la promenade y est vraiment très agréable. Sur votre route, vous aurez l’occasion de vous arrêter (et même de le visiter) devant un bâtiment assez insolite. Avec sa façade blanche, ses toitures en pétales bleu glacier et ses bulbes dorés, l’Église Orthodoxe russe (Église de tous les Saints) ne passe pas inaperçue. Ce lieu de culte étonnant achevé en 2018 jouxte le Parc. L’intérieur est tout aussi flamboyant, levez les yeux pour admirer le dôme central. Et couplez la visite avec un déjeuner à l’excellent restaurant slave le Dostoïevski: dépaysement garanti, et en plus il y a toujours de la place.

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Histoire et évolution du Parc de l’Orangerie

La crĂ©ation du parc est sujette Ă  quelques spĂ©culations. Le Parc de l’Orangerie aurait Ă©tĂ© dessinĂ© en 1692 par AndrĂ© Le NĂ´tre, un jardin Ă  la française aux allĂ©es rĂ©gulières et symĂ©triques tels qu’on les concevait Ă  l’époque. L’actuelle AllĂ©e des Platanes comme l’AllĂ©e JosĂ©phine qui mène jusqu’au pavillon central tĂ©moignent de ce type de projets. Mais d’autres l’attribuent au MarĂ©chal d’Huxelles. Ă€ l’origine en tous cas, c’était une promenade composĂ©e uniquement de quelques rangĂ©es de tilleuls.

En 1807, le fameux Pavillon JosĂ©phine est bâti pour servir Ă  la fois de salle de fĂŞtes, et l’hiver surtout, d’abri Ă  une plantation de 138 orangers sauvĂ©s de la destruction lors de la RĂ©volution. Il a Ă©tĂ© dĂ©nommĂ© ainsi en hommage Ă  l’ImpĂ©ratrice JosĂ©phine de Beauharnais (femme de NapolĂ©on Bonaparte) qui sĂ©journait souvent Ă  Strasbourg. Les orangers ont disparu du paysage lors de l’incendie de 1968 et le pavillon a Ă©tĂ© reconstruit Ă  l’identique mais vous connaissez maintenant l’origine du nom de ce parc. En 1830, l’amĂ©nagement se poursuit mais en faisant fait un pied de nez au classicisme français. En adoptant le style british un brin irrĂ©vĂ©rencieux, les allĂ©es du parc deviennent sinueuses et dĂ©sordonnĂ©es.

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Ce n’est qu’en 1895 avec l’Exposition industrielle et artisanale qu’il prend sa configuration définitive, celle que l’on connait aujourd’hui. Les autorités allemandes (encore elles) vont doubler la superficie du parc et y faire construire des édifices d’exposition, un petit parc d’attraction, un jardin zoologique, un lac de 13000 m2, une grotte, une cascade et une ferme alsacienne, le Hauptrestauration. Cette demeure construite à Molsheim en 1607 fût achetée et déplacée pièce par pièce dans le parc.

Sa partie la plus ancienne, une maison Ă  colombages, est classĂ©e au titre des monuments historiques et abrite aujourd’hui Le Buerehiesel (de l’alsacien “la maisonnette des paysans”), un restaurant gastronomique rĂ©putĂ©.

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Les activités et loisirs au Parc de l’Orangerie

On peut s’y dégourdir les jambes et le traverser de long en large à pieds comme à vélo, d’un pas tranquille ou à petites foulées: le Parc de l’Orangerie offre une multitude de possibilités. C’est le parc des joggers qui viennent faire leur footing en soirée. En solo ou en groupe, le Parc de l’Orangerie est un cadre propice aux étirements et aux pratiques douces telles que le yoga. Stretching, qi-gong, zumba, running, pendant l’été, la ville de Strasbourg propose également des activités physiques, sportives et de loisirs gratuits dans les parcs publics de la ville. Et de temps en temps, on peut même observer quelques funambules tester leur équilibre.

Pour les moins sportifs (ceux du dimanche), c’est l’endroit idéal pour un pique-nique en famille ou entre amis suivi d’une partie de pétanque ou de ping-pong, vous trouverez tout sur place. Le Parc de l’Orangerie, on y vient aussi pour chercher un peu de fraîcheur, bouquiner à l’ombre ou buller dans l’herbe tout simplement.

Si vous ne voulez pas vous encombrer et qu’en plus vous êtes polyglotte, laissez-vous surprendre et faites votre sélection directement à la cabane à livres ouverte durant la belle saison et située à l’entrée du parc (au coin du Boulevard de l’Orangerie et de la rue François- Xavier Richter).

Entre les nombreuses aires de jeux et le circuit de voitures vintage, les enfants aussi peuvent se défouler et s’en donner à cœur à joie.

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Un parc pour les amoureux

Le Parc de l’Orangerie de Strasbourg est aussi un lieu très prisĂ© des amoureux. Ça dĂ©marre par un “date”, une balade romantique, un tour sur le lac en canot suivi d’un bisou discret sous la charmille. Ça se termine par une demande officielle. Il n’est pas rare de tomber sur une scène kitsch Ă  souhait sous le Temple d’Amour, un petit kiosque en bois situĂ© Ă  l’entrĂ©e du parc, et la traditionnelle sĂ©ance photo des mariĂ©s.

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Et ce ne sont pas les cigognes qui vont contredire les tourtereaux ! Elles aussi ont choisi le Parc de l’Orangerie pour y installer leur petit nid d’amour. Et elles sont nombreuses en période de reproduction (mars-avril) à craqueter et voler au-dessus de nos têtes. Un spectacle inédit que vous ne verrez qu’à Strasbourg au printemps.

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Projets et rénovations

Le Parc de l’Orangerie était aussi célèbre pour son mini-zoo construit en 1903 et aujourd’hui définitivement fermé. La ville de Strasbourg est en train de phosphorer sur sa seconde vie et un parc pédagogique devrait voir le jour en 2024. La mini-ferme est quant à elle toujours ouverte (entrée payante). Fermés également le Bowling et son restaurant. Le grand bâtiment construit en 1966 en face du lac et de la cascade est actuellement en travaux et rouvrira ses portes en 2025.

Le Parc de l’Orangerie pour les gourmets

La balade digestive n’a jamais aussi bien portĂ© son nom. Surtout après un repas gastronomique au Buerehiesel, le restaurant Ă©toilĂ© tenu par la famille Westermann. Pour les gourmands, glaces ou marrons chauds, le Glacier artisanal Franchi est lui aussi fidèle Ă  ses deux postes Ă©tĂ© comme hiver. Vous apercevrez sa camionnette (ou sa locomotive) sur le Boulevard de l’Orangerie, il est Ă©galement installĂ© “en dur” au coin de l’Avenue de l’Europe.

Les bâtisses et œuvres d’art à voir au Parc de l’Orangerie

Anciens ou plus récents, le parc est jalonné d’œuvres d’art et d’édifices comme le monoptère en bois, le Pavillon d’Octroi, un petit temple antique planté en face du Conseil de l’Europe, le Pavillon Joséphine bien sûr, recyclé depuis en salle d’exposition et de réception. Ou encore des maisons à colombages, dans l’une d’entre elles se cache le restaurant gastronomique le Buerehiesel. Avec la petite cabane de pêcheurs située au bord du lac, c’est l’un des derniers vestiges de l’Exposition industrielle.

Et il recèle quelques jolies pièces minĂ©rales et de bronze. La plus cĂ©lèbre et la plus ancienne (1898) est certainement celle de Gänseliesel (Lisons aux oies), une Ĺ“uvre du sculpteur Albert Schultz. Ă€ moins que ce ne soit “Les amours du poète” juste derrière le pavillon ? Cette sculpture reprĂ©sente un drapĂ© et deux tĂŞtes d’anges volantes (Jean Claus, 1994). Le parc dissimule Ă©galement deux sculptures d’Alfred Marzolff, le buste du compositeur Victor Nessler (1895) et Hercule terrassant le lion (1905).

On ne peut évidemment pas parler du Parc de l’Orangerie sans évoquer sa colonne vertébrale : ses étangs et sa fontaine artificielle. Les deux plans d’eaux sont séparés par une grotte en rocaille, une cascade et une passerelle. L’eau s’écoule par un canal surmonté à l’extrémité d’une terrasse en pierre avant de rejoindre l’autre partie du lac.

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CĂ©line

CĂ©line

Céline, Alsacienne pure souche, bec sucré, gourmande et passionnée de pâtisserie. Après avoir épluché et ficelé des dossiers, elle a préféré manier le beurre et clarifier les œufs. Mais aussi ciseler des textes. Elle tient le blog L’Heure du Cream sur lequel elle distille ses recettes et ses idées de sorties outre-Rhin sur Knack&Rucksack, son site de tourisme de proximité pour vadrouiller tout près d'ici et un peu plus loin.

2 Commentaires

  1. pascal

    pour notre prochain passage sur Strasbourg on prendra le temps d’aller voir ce parc, merci

    RĂ©ponse

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